L’agence Vincent Lavergne intervient dans les domaines de l’architecture, de l’urbanisme et de la recherche. Installée à Paris, elle développe son activité autour des problématiques de transformation de la ville à diverses échelles, considérant l’adaptation du phénomène urbain aux nouveaux impératifs de développement durable.

L’agence est sollicitée sur des sujets complexes et techniques où les dimensions urbaines et architecturales sont indissociables : intervention en tissu ancien, restructuration lourde, imbrication de programmes, reconversion industrielle. Elle mène actuellement de nombreux projets tels que la réalisation de la Tour Commune (première tour en bois de Paris, 2021), une opération complexe d’équipements et de logements dans le quartier de Ménilmontant (Paris, 2021), la transformation de la Cité des Aulnes (Aulnay-sous-Bois, 2022), la surélévation et la transformation de la Tour Watt (plus haute surélévation en bois d’Europe, Paris, 2020) et une opération de 283 logements en pierre massive et en bois (Rosny-Sous-Bois, 2020). Elle a récemment livré l’Îlot Montjoie (Saint Denis, 2017), qui regroupe 272 logements, un groupe scolaire, un centre de loisirs et un gymnase.

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60 rue de Meaux, 75019 Paris, France
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Découvrir notre projet lauréat pour le nouveau siège social de l'Office National des Forêts

Juin 2019 : L’agence est lauréate du concours « Inventons la métropole du Grand Paris 2 » sur le site des Berges de Seine à Argenteuil. VOIR

Juin 2019 : Nous sommes heureux d’avoir remporté le concours pour la réalisation du nouveau siège de l’ONF (Office National des Forêts) à Maisons-Alfort avec l’atelier WOA ! Bravo à toute l’équipe (Mathis, Hervé, Egis, Elioth, Reolians). VOIR

Juin 2019 : L’agence est lauréate IMGP2 sur le site de Paris – Porte de Clignancourt en collaboration avec l’atelier WOA. Livraison prévue en 2021. VOIR

Printemps 2019 : Notre projet de résidence sociale à Villiers-sur-Marne pour Adoma, livré l’année dernière, remporte le prix des clés d’or Île-de-France. Merci à tous ! VOIR

IMBRICATION DE PROGRAMMES Liste Retour à la liste

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Projet mené en association avec l’atelier WOA.

La Porte de Clignancourt occupe une situation urbaine stratégique, véritable charnière entre Paris et sa banlieue, entre l’échelle métropolitaine et le tissu faubourien historique des Puces de Saint-Ouen. Dans cet environnement marqué par une urbanisation sauvage et des contrastes sociaux très forts, Paris Puces propose un écrin chaleureux qui rompt avec les constructions en béton avoisinantes. Cet édifice incarne, par sa hauteur, sa structure bois et ses larges ouvertures qui laissent apparaître sa vie intérieure à la façon d’un théâtre muet, le point d’orgue du renouveau du site. En proposant une programmation résolument tournée vers la production, le design, l’artisanat, la transmission des savoir-faire, l’animation et la culture, Paris Puces agrège des publics variés pour que le quartier ne soit plus seulement un lieu de passage réservé aux voitures, mais une adresse incontournable, notamment pour la jeunesse. La trame régulière du bâtiment, la légèreté et les types d’assemblages inhérents aux structures bois confèrent au projet une souplesse d’aménagement importante et une grande flexibilité. Le bâtiment pourra notamment s’adapter aux grandes transformations urbaines à venir, comme la mutation du périphérique en boulevard urbain apaisé, ouvert aux vélos et aux piétons. Aux indéniables nuisances générées aujourd’hui par cet axe majeur, le bâtiment répond par une enveloppe protectrice et transparente, tantôt ouverte sur le paysage, tantôt support pour la végétation. Mariant rationalité structurelle et matérialité poétique du bois, Paris Puces propose un confort d’usage important sans l’adjonction de coûteux dispositifs technologiques pour le rafraîchir, le purifier ou affaiblir le volume sonore.

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Projet mené en association avec l’atelier WOA.

Le projet pour la rénovation de la résidence Belleville a été l’occasion de questionner les formes urbaines et bâties issues de l’urbanisme moderne et les conditions de leur transformation. Notre « palimpseste » s’inscrit en faux contre une automatique doctrine de démolition/reconstruction. Nous pensons en effet que la ville doit se transformer sur elle-même, et trouver en son sein les conditions de sa renaissance future. Notre projet ne détruit rien, il transforme. Il n’impose rien, mais active des potentialités existantes. Agissant comme un greffon, notre projet est posé sur les bâtiments existants. Tirant parti des qualités du site, de l’ensoleillement et du grand air, la greffe prend : le projet se développe en un ensemble de bâtiments qui, depuis les toits et le ciel, vient chercher le niveau du sol en une cascade de terrasses ensoleillées et végétalisées. Faisant ainsi le lien entre la densité d’un quartier et les usages qui se développent dans ses rues, notre projet pour la restructuration de l’îlot Belleville réinjecte sur le patrimoine bâti de l’époque moderne une diversification de formes, de gabarits et de matériaux pour en adoucir la brutalité. Adossé à deux pignons laissés comme des pages blanches en attente de ponctuation, le véritable village vertical que nous proposons réconcilie l’identité historique du Haut-Belleville, la réalité de son environnement bâti, et la possibilité d’une ville durable et inclusive.

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Projet mené en association avec Atelier WOA.

La Tour Commune est un projet ambitieux : construire un édifice de 50 mètres de haut en structure bois à Paris. Notre projet met en œuvre l’articulation subtile d’enjeux urbains qui sont propres au quartier, d’enjeux architecturaux propres au programme et d’enjeux techniques liés à la construction bois. La Tour Commune s’érige ainsi en manifeste d’une nouvelle ère où construction bois et enjeux métropolitains se rencontrent enfin. Les potentiels du bois dans l’articulation entre architecture et structure s’expriment de multiples manières, du hall d’entrée jusqu’au toit-jardin : en façade, le bois affleure sous une écorce d’aluminium, en sous-faces dans l’épaisseur des parois – là où il est le mieux protégé. Plus on s’approche de la tour, plus le bois se dévoile à mesure que les regards s’élèvent vers le ciel. Le bois est également présent à l’intérieur de l’édifice : les logements étudiants sont en effet caractérisés par le développement d’une « alcôve mirador » en pin maritime, ouverte sur la ville. À mi-hauteur, juste au-dessus du plafond parisien historique de 25 mètres, la tour se creuse et génère des espaces collectifs variés, avec différents degrés d’intimité : la dimension collective du programme s’exprime ainsi également en façade. Les espaces communs s’étendent à l’extérieur par des balcons et terrasses suspendues, conçus comme support de végétalisation et de biodiversité, qui se succèdent et s’étagent jusqu’au sommet. Le toit-terrasse, au sommet, est un grand jardin en belvédère qui dispose de potagers et d’arbres plantés. Enfin, le projet crée les conditions d’une réversibilité ou mutabilité maximale du bâtiment. La structure poteaux poutres est placée en façade afin de générer l’espace libre le plus ample entre structure et noyau béton.

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Situé en contrebas du cimetière du Père-Lachaise, le site de l’opération Ménilmontant est un lieu privilégié par sa localisation, sa visibilité, sa qualité paysagère et sa charge historique. L’alignement du projet sur le Boulevard de Ménilmontant est interrompu en son milieu par une large faille laissant filer un passage vers le cœur d’îlot, où se déploient le jardin et les équipements sportifs. Ainsi ouvert, l’ensemble invite à la découverte et à la promenade urbaine, tout en assurant la continuité avec le tissu urbain existant dont il prolonge les masses bâties. Son traitement architectural est lui-aussi sous-tendu par cette notion de plein et de vide. Les deux bâtiments où se développent les logements sont traités en brique, accentuant l’effet de masse. Les creux sont traités en parement bois, comme une matière précieuse que l’évidement viendrait révéler. Le gymnase, lui, se fait le pendant de la masse des logements, c’est un volume simple de métal et de verre, qui s’érige tout en transparence et légèreté. La variété du programme et les nombreuses contraintes du site nous ont conduit à mener une approche en strates du projet. Il est ainsi travaillé dans sa globalité, de l’échelle urbaine à celle des équipements techniques, pour aboutir à une architecture économiquement soutenable, écologiquement viable et humainement riche.

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Projet mené en association avec Atelier Novembre.

Dans le nouveau quartier de la ZAC Montjoie à Saint-Denis, les différents lots ont pour vocation de fonctionner en archipels semi-autonomes. Une fois toutes les parcelles achevées, ces archipels viendront former un nouveau morceau de ville cohérent. Notre projet propose donc un travail sur l’immeuble-îlot et les enjeux d’unité et de densité qui l’accompagnent. Conçues comme un ensemble dense et compact, les masses bâties viennent s’enrouler en spirale et bâtir les rues bordant le site. Le projet architectural vient, en négatif, construire le projet urbain. Les passages qui traversent la parcelle de part en part connectent les espaces du projet au maillage urbain général. Cette trame viaire interne à l’îlot permet à la fois d’en rompre la monumentalité, de créer des percées visuelles et d’irriguer les différents programmes. Les éléments du programme viennent se glisser les uns au-dessus des autres. Au-delà de simples superpositions, c’est un véritable travail topographique de sculpture du sol, qui permet de créer des espaces collectifs originaux. Les limites entre les usages sont pensées amples, perméables. De nouveaux usages y bourgeonnent d’ailleurs, à la fois en lien avec l’intérieur et l’extérieur de l’îlot. Il semble que, dans ces années post-crise financière, la sobriété soit un outil conceptuel exemplaire avec lequel l’architecte doive désormais composer. Elle se retrouve ici dans la matérialité du projet : depuis l’espace public, le projet de la Montjoie apparaît comme une masse compacte de brique dont on n’entrevoit le cœur planté que depuis quelques percées visuelles. À l’intérieur, le traitement en enduit et bois des façades intègre une dimension plus domestique à laquelle répond la générosité du jardin central.

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Adossée au socle recouvrant les voies ferrées, la Tour Watt se trouve dans une situation de pivot et de connecteur urbain entre deux époques, entre deux niveaux de ville, l’ancienne et la nouvelle. Il est rare qu’une tour, objet souvent isolé, concentre autant d’enjeux de développement du quartier dans lequel elle s’inscrit : le projet dépasse ici la simple transformation architecturale du bâtiment pour constituer un signal fort de la mutation urbaine du quartier. Un effet de socle minéral est créé sur les trois premiers niveaux afin d’ancrer la tour dans le sol. Les étages supérieurs sont revêtus de panneaux de métal déployé, et donnent l’impression de s’extraire du sol minéral. Cette peau métallique, aux reflets changeants en fonction de l’orientation des panneaux, recouvre les quatre façades et unifie le corps supérieur de la tour. La surélévation des derniers étages est réalisée en bois et se développe comme une succession de terrasses en cascades, un jeu de gradins végétalisés. Outre la légèreté de la structure bois, sa mise en œuvre, relativement simple, fait sens dans la recherche de constructions bas-carbone plus respectueuses de l’environnement.

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Projet mené en association avec Atelier WOA.

L’opération se situe dans une zone d’aménagement concerté qui marque une entrée de ville majeure pour le territoire rosnéen. Le paysage s’y distingue par le coteau Beauclair qui donne à voir le lointain et compose un horizon de nature à l’échelle de la métropole. La figure paysagère du coteau Beauclair donne à voir le lointain et compose un horizon de nature à l’échelle de la métropole. En créant une faille dans cette façade nord, le projet transforme profondément les conditions du site car il y fait pénétrer le soleil. Cette idée simple améliore les conditions urbaines des édifices aussi bien que les qualités intrinsèques des logements qu’ils contiennent. La faille centrale créée une cour intérieure privée, exposée plein sud et propice à une appropriation effective par les usages des résidents. De part et d’autre de cette faille, des terrasses en cascade créent un paysage de jardin suspendus en écho avec le coteau en arrière-plan. Cette succession de gradins végétalisés permet d’atténuer le ressenti de hauteur du projet, qui culmine pourtant à R+12. Les relations au sol ainsi qu’aux limites du site sont traitées par des socles en pierre de hauteurs diverses ; en remontant le coteau sont dévoilés des immeubles en bois posés sur des socles en pierre et bordés de larges balcons. Ce subtil dialogue entre pierre massive et ossature bois est mis en œuvre selon des procédés traditionnels, remis au goût du jour au vu des avancées récentes sur la construction bois. Ainsi, la nouvelle identité urbaine du site portera haut un certain nombre de valeurs telles que la responsabilité énergétique ou la recherche d’une meilleure pertinence des systèmes constructifs, pour une très haute qualité architecturale au service des habitants.

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Projet mené en association avec Atelier WOA.

La tour T(h)ree est un projet de tour en bois extensible pour la ville de New York. Aux États-Unis, il est d’usage qu’un site de construction de tour prévoit une parcelle libre pour l’érection du bâtiment à proprement parler, doublée d’une surface quasiment égale construite sur seulement quelques niveaux et laissée libre en hauteur afin de permettre à la tour d’y prendre des vues. Notre idée de projet part du constat que, la densification des villes aidant, les tours tendront à se multiplier et le paysage métropolitain à généraliser cette alternance entre surface de ciel bâtie et surface de ciel laissée libre. Ainsi, il nous semble essentiel de travailler les socles urbains et leurs toitures en activant une mixité programmatique, qui intègrera alors la nouvelle tour au sol depuis lequel elle s’érige. Conçue comme une véritable métaphore de la ville à l’échelle du bâtiment, la tour T(h)ree contient ainsi dans son socle les ressources humaines et matérielles pour s’étendre en fonction de ses besoins. Le FabLab, au niveau du jardin, produit les éléments qui seront utilisés pour sa future expansion. Les éléments préfabriqués sont transportés dans le noyau de béton par un ascenseur spécifique. Ce sont ces éléments qui construiront les anneaux successifs des extensions potentielles de la tour. Construite en structure bois et inspirée par le processus de croissance des arbres, elle s’étend en effet en couches successives autour de son noyau béton, de manière organique. Les différents programmes sont distribués en trois blocs empilés et connectés par des espaces communs. Ces espaces, véritables plazas suspendues, ouvrent sur de larges terrasses plantées et accueillent les activités de loisir.

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Le tissu urbain de la ville de Barcelone révèle une histoire urbaine riche, dont l’organisation en îlots carrés de 113 mètres de côté dessinée par Cerdà au XIXe siècle en est la dernière démonstration. Nous questionnons ici la mutabilité d’un tel tissu par l’invention d’un projet d’îlot mixte, assimilable à un macro-lot, tirant ses qualités d’une architecture locale et traditionnelle. L’organisation urbaine de Cerdà prévoit des îlots carrés dont les sommets sont arasés ; ces « triangles manquants » formeront la matrice de notre projet, qui se déploie en deux nappes superposées. Au rez-de-chaussée, l’îlot reste éminemment urbain : sous de légères voûtes de briques rappelant l’architecture traditionnelle espagnole se déploie un marché couvert et ouvert sur les rues du quartier. Des patios viennent distribuer la lumière jusqu’au cœur de l’îlot, traversé de part en part par un généreux mail planté et piétonnier. Sur la dalle du niveau supérieur se déploie une nappe d’habitat maillée d’un réseau de venelles semi-privatives et de jardins, entre ombre et lumière. Ces maisons de ville concilient habilement densité et non-mitoyenneté (les maisons sont seulement reliées les unes aux autres par les pointes des triangles). Le projet Villacerdà propose ainsi une imbrication de programmes qui ménage à la fois le temps de la ville et celui des habitants. Il permet d’inventer de nouveaux modes d’habiter entre les complexités de la vie urbaine contemporaine et la simplicité séculaire des formes et des matériaux.

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Projet mené en association avec Atelier WOA.

La recherche d’une dialectique entre l’architecture industrielle – par ailleurs constitutive de l’identité du site et une architecture contemporaine sont à la base des intentions architecturales du quartier Lyon Confluence. La tour Ybrid est la première ambassadrice de cette renaissance. L’exosquelette en façade des bâtiments reprend ainsi le vocabulaire de voutains bétons présents sur les bâtiments existants du site, témoignage du passé industriel du lieu. Cet exosquelette en béton bâtit les façades porteuses des édifices et entoure l’ossature bois qui compose les éléments intérieurs du bâtiment. Il s’agit ici de réfléchir la ville par un travail sur l’îlot entier plutôt qu’à l’échelle du simple bâtiment. Le projet propose un îlot mixte et ouvert sur le quartier : les rez-de-chaussée composent ainsi un socle actif qui connecte la vie de l’îlot à la vie quotidienne du quartier. Le jardin central devient une extension de l’espace public par le biais de différentes percées physiques et visuelles. La part belle est faite aux usages et à l’imbrication des programmes, afin de créer un lieu à haute valeur partagée : logements, bureaux, activités et équipements sont implantés dans les bâtiments et reflètent une réflexion axée sur les notions croisées de seuils, de temporalités et de mutabilité des espaces.

ÉQUIPEMENTS Liste Retour à la liste

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Projet mené en association avec l’atelier WOA.

Le projet du nouveau siège social de l’ONF répond à des enjeux multiples : la transformation urbaine d’un site stratégique pour la commune de Maisons-Alfort, l’adaptation d’un siège social aux méthodes de travail innovantes du XXIe siècle, la prise en compte des défis écologiques contemporains par le recours à la construction bois. Située sur les terrains de l’Ecole Nationale Vétérinaire de Maisons-Alfort, la Maison ONF s’adresse simultanément à l’avenue du Général Leclerc et aux jardins de l’école. Cette adaptation au contexte se traduit par une volumétrie double, composée d’un front bâti au nord-est et d’une volumétrie plus découpée au sud-ouest. Au centre du bâtiment, les encorbellements successifs marquent l’angle et surplombent le parvis afin d’orienter le visiteur. Ce parvis se prolonge à l’intérieur par un espace central qui organise l’ensemble des services au cœur du bâtiment et mène jusqu’au jardin. La structure bois choisie pour porter le bâtiment permet une grande liberté de conception et la création d’espaces vastes aux ambiances chaleureuses. A l’image d’un arbre, un axe vertical développe une série de plateaux qui rayonnent autour de lui. La structure composée de poutres treillis s’y rattache comme des branches à un tronc, afin de limiter les points porteurs et de générer des espaces ouverts offrant de grandes continuités visuelles. Sous la toiture, l’aile sud-ouest accueille un environnement de travail alternatif, partagé et dédié à l’émulation collective. Trois plateaux se succèdent, communiquent physiquement et visuellement, se prolongent à l’extérieur et offrent une multitude de formes d’appropriation. Au-delà de son rôle structurel, le bois est décliné de multiples façons au cœur du projet et vient tantôt composer le mobilier, tantôt habiller parois ou sols. Les essences, textures, teintes et aspects offerts par la matière, sont explorés et mis en scène en fonction des différentes entités programmatiques du bâtiment

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Les ateliers de restauration d’œuvres d’art du Rijksmuseum sont actuellement situés dans le paysage iconique d’un bord de canal de la capitale néerlandaise. L’obsolescence des locaux actuels appelant une intervention, nous choisissons ici de nous inscrire en faux des opérations de démolition/reconstruction qu’il est coutume d’envisager dans un tel contexte. Nous pensons en effet que l’urbanisme d’une ville doit être en constant renouvellement et ce, par le biais de projets ciblés, subtils et intelligents qui adaptent le tissu aux conditions métropolitaines actuelles. En outre, il nous semblait important de ménager une continuité de l’activité de l’institut pendant le temps du chantier afin d’en minimiser les impacts. Le projet d’extension s’insère donc dans une dent creuse du tissu qui borde le méandre du canal. Il permet d’articuler les deux corps de bâtiments existants ; un nouvel accès est créé en tangence des ateliers existants et connecte espaces de travail et de restauration d’ouvrages. L’extension déploie ainsi un éventail entre les masses existantes et offre à la ville une nouvelle façade cinétique rythmée par ses arêtes d’acier corten. Les sheds viennent s’étirer vers l’eau et chercher la lumière nécessaire au travail minutieux des restaurateurs. A l’intérieur, les refends en béton rythment l’espace des ateliers, que les boiseries intérieures adoucissent par leurs tons chauds.

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Situé en bordure du Bois de Boulogne dans un site où paysage et patrimoine bâti s’entremêlent, ce bâtiment est comme suspendu au-dessus d’un jardin arrière tout en tenant fermement le front de la rue. Bien plus qu’un élément d’agrément, ce jardin est un élément central de la relation du bâtiment avec son environnement, marqué par la forte présence végétale du quartier. Notre projet pour l’extension du bâtiment vient littéralement ouvrir le sol par un large patio et permet ainsi d’exploiter les potentialités spatiales du sous-sol existant du bâtiment. Le niveau du premier sous-sol est ainsi rendu à la lumière naturelle et aux usages collectifs. Une partie de la surface utile supplémentaire demandée est donc paradoxalement déjà existante ; elle est simplement activée et révélée par notre projet, qui s’attache à tirer le meilleur des capacités existantes du bâtiment. Ce dispositif de projet permet également de réaliser une extension moins épaisse et mieux répartie sur la façade. Elle colonise la structure existante par touches, en venant s’immiscer dans les creux et vides laissés libres par le bâtiment. La façade sur le boulevard Bruix catalyse de nombreuses ambitions du projet. La trame originelle est mise en valeur par un système de panneaux pivotants, la façade vibre alors continuellement le long du boulevard. La façade de l’extension, elle, est voulue comme une feuille de verre et d’acier qui se plie et se déplie en fonction des usages qu’elle vient fabriquer.

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Le Marché International de Rungis décide depuis 2013 de renforcer son offre dans le domaine des produits issus de l’agriculture biologique. Le bâtiment D6, nouvelle addition du site, jouit ainsi d’une image novatrice et valorisée. Au-delà de la réalisation d’un pavillon de vente supplémentaire, il s’agit véritablement de mettre au point une nouvelle typologie de bâtiment qui puisse être étendue ou répliquée. Afin de limiter les dispositifs supplémentaires de type « auvents » qui donneraient à l’ensemble un caractère trop hétéroclite, le dessin du bâtiment intègre dans son enveloppe l’ensemble des fonctions qu’il doit remplir. Il est conçu comme la « fusion » de deux entités : un cœur de bois, qui reflète l’ambition écologique portée par le développement de l’agriculture biologique au sein du MIN de Rungis ; et une vêture métallique qui vient s’enrouler autour de ce dernier, le protégeant des intempéries. Cette vêture devient alors toiture : elle s’étend, se plie et s’élance au-devant du bâtiment ; elle lui apporte dynamisme et unité. À l’intérieur, le bâtiment s’organise autour d’une circulation centrale, entrecoupée perpendiculairement par une circulation extérieure scindant le bâtiment en deux unités. De chaque côté de la circulation centrale s’organisent dix-huit cellules individuelles, qui permettent le déchargement et le stockage des denrées. Le nouveau pavillon de vente répond à une exigence de flexibilité et de modularité, les occupations des cellules pouvant évoluer au cours du temps.

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Situé dans la continuité de la façade historique de Bordeaux sur la Garonne, ce projet propose, par sa morphologie, une articulation spatiale et formelle entre le tissu historique et le développement urbain à venir. Il s’agit de fabriquer un bâtiment durable qui s’inscrit dans l’unité formelle du quai de manière contemporaine. Le pliage des façades permet au bâtiment de dialoguer directement avec le tissu urbain dans lequel il s’insère. Le travail volumétrique mis en œuvre offre au promeneur urbain des corps de bâtiments multi-facettes aux visages toujours changeants : au plus près du bâtiment, ses angles convexes font disparaitre les étages élevés et donnent l’impression d’évoluer dans un tissu traditionnel bordelais, aux gabarits mesurés. Depuis le quai cependant, le recul permet d’aborder le siège de Vinci Construction dans toute son ampleur : c’est une figure urbaine, un véritable immeuble-îlot qui se plie et se déplie. Cette complexité formelle est contrebalancée par une expression architecturale simple et sobre : le projet est uniquement composé de pleins sculptés et de vide creusés, de béton et de verre. Le déploiement d’une masse solide de béton trouve son écho dans la nature même de la commande, qui offre au passage à Vinci l’opportunité d’une véritable vitrine de leur savoir-faire constructif.

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L’implantation urbaine du projet a été dictée par les opportunités de la parcelle : un bâtiment existant, conservé, s’est vu épaulé de deux nouveaux corps de bâtiments, parallèles entre eux et par rapport au périphérique. Le premier, en première ligne, répond aux gabarits haussmanniens de la capitale. Le second, côté Clichy, reprend les gabarits plus mesurés du tissu faubourien et se positionne désormais comme le garant de l’identité forte de ce territoire. Cette position-clé entre ville et faubourg pose la question, fondamentale, du traitement des franges métropolitaines. Le premier bâtiment est grand, haut, puissant. Fièrement, il adresse au boulevard périphérique sa carapace d’aluminium perforée que les rayons du sud font vibrer. Le second bâtiment est légèrement plus petit et adresse à la rue de Paris une façade de briques rouges presque domestique. Les quatre derniers niveaux traités en gradins permettent d’atténuer la masse de l’édifice et de s’inscrire avec respect par rapport à l’immeuble mitoyen. Si de l’extérieur on identifie bien deux bâtiments et deux échelles, la découverte de l’intérieur de la parcelle dévoile paradoxalement une grande unité. Entre existant et projet, la cour centrale articule les échelles, les flux et les vocabulaires ; elle est le centre du système. C’est un patio serein, calme, à l’écart de la ville et qui permet cependant d’en apprécier pleinement l’ambiance et les différents cadrages.

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Le campus Universitaire de Talence-Pessac-Gradignan, au sud de bordeaux, est caractérisé par la juxtaposition de grands volumes discontinus et par un réseau de voies express lâches et faiblement articulées. Le réseau d’espaces publics est quant à lui caractérisé par de nombreuses ruptures et par de grands espaces de parking ou d’espaces verts. Le pavillon d’accueil et administratif s’insère dans ce tissu urbain hétéroclite ; il vient en composer une ponctuation, à proximité du réseau de transports publics et des universités. Son attitude contemporaine permet de réinvestir les espaces vides résiduels et l’intégration des éléments techniques. L’écriture architecturale simple et lisible du pavillon est induite de la topographie du contexte environnant et l’intégration du bâtiment à ce dernier. Conçu comme une halle couverte sous laquelle se posent les éléments du programme, le bâtiment est un parallélépipède sur pilotis en métal déployé et verre, recouvert d’une toiture de zinc et accessible depuis une rampe. Les façades, revêtues majoritairement d’un parement en métal déployé, intègrent un complexe d’isolation par l’extérieur, dans un souci de maîtrise des consommations énergétiques. Les matériaux de façade ont été choisis pour leur qualité d’aspect en adéquation avec l’esprit du bâtiment. L’architecture est résolument contemporaine, et conçue pour s’inscrire dans la durée.

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Projet mené en association avec Atelier WOA.

Monolithe de béton posé sur pilotis, le bâtiment existant répond à l’idée d’un patrimoine « moderne » des villes, que l’architecture contemporaine doit désormais intégrer. Lieu de travail, lieu de service social, lieu d'expression de la mission de service public ou lieu de passage : la nature de son programme et sa situation font que ce projet porte une grande responsabilité dans le devenir urbain du quartier. Le sol est creusé et permet aux étages souterrains d’affleurer à la surface et de bénéficier de lumière naturelle. Le vide central est traité comme un jardin creusé dans le terrain, autour duquel s’étagent des programmes semi-publics et collectifs, des passerelles périphériques, des terrasses plantées. Sur la rue, le bâtiment vient en écho se creuser sur les premiers étages en rapport avec l’espace public, créant un grand porche d’entrée. Le projet devient alors connecteur urbain : il donne au bâtiment existant une fonction de porte d’entrée vers le parc. L’extension du bâtiment se développe comme l’empilement de strates revêtues de bois, légèrement décalées les unes par rapport aux autres. Ce même bois vient en partie coloniser le bâtiment existant, où des boîtes légères viennent se greffer à la façade moderniste afin de lui offrir une nouvelle animation. Le recours au bois permet également de dialoguer de façon privilégiée avec l’espace paysager du parc attenant.

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Il y a cinquante ans, le Packard Plant était un organisme autonome de production de voitures de luxe. Aujourd’hui, ce ne sont plus que des rangées inertes de bâtiments partiellement en ruines. La structure poteaux-poutres en béton reste cependant solide et confère désormais au site son identité. Les bâtiments en bon état sont par conséquent conservés et renforcés tandis que les structures en mauvais état sont détruites. Cross the plant propose une transformation de ce lieu en un centre urbain, en se basant sur les qualités spatiales des bâtiments existants et sur les principaux axes urbains. La première étape consiste à ouvrir le site sur la ville : de nouvelles rues sont créées en décomposant en plusieurs blocs le bâtiment d’un kilomètre de long de la Concord Avenue. Le site ainsi viabilisé est intégré au réseau urbain. Puis, afin d’engager la mutation à la fois des bâtiments existants et des terres subissant l’étalement urbain, nous proposons un processus complet de relogement. Cette densification libère suffisamment d’espace pour permettre l’agriculture, et invente ainsi un nouveau lien entre ville et campagne. Pour accompagner l’offre de logements, de nombreux équipements sont implantés : terrains de sport, centre social, supermarché vendant des produits locaux issus des fermes avoisinantes et un nouveau centre culturel. Ce nouveau marché de construction créant des emplois à court terme, il permettra à la zone du Packard d’évoluer d’un passé industriel vers un futur plus dynamique.

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Le quartier des Aulnes conjugue des enjeux urbains à l’échelle du Grand Paris comme à l’échelle locale de la Ville d’Aulnay-sous-Bois. L’analyse du réseau à l’échelle de la ville et du quartier permet de mettre en évidence des problématiques importantes de liaison entre Aulnay nord et sud. La démolition de la barre d’immeuble du Galion est l’occasion de repenser la structure des voies et ainsi de rectifier les ruptures et les discontinuités de l’espace public. Notre étude met en évidence la dimension urbaine du vide et son incapacité à faire dialoguer les différences formes en présence. L’organisation de ce vide nous apparaît comme un enjeu majeur et un préalable au projet urbain. Il s’agit donc dans un premier temps de fabriquer un maillage plus structuré. À partir de ce grand vide public indéterminé, nous proposons une succession de séquences hiérarchisées, de places et liaisons douces, articulées autour de l’espace public majeur du mail planté longeant la rue Henri Matisse. Les constructions s’intègrent perpendiculairement à cette rue afin d’offrir de nouvelles traversées et perspectives visuelles ainsi qu’un front bâti aéré en rappel du tissu pavillonnaire du sud d’Aulnay-sous-Bois. Les hauteurs seront variées pour créer des effets de continuité avec l’existant et permettre une bonne qualité d’ensoleillement. Un travail d’épannelage et de rupture des hauteurs limitera l’effet de linéarité bâtie sur les rues Edgard Degas et rue de Bougainville. Les différentes études du site ont de plus démontré l’importance de la trame des espaces verts comme un support de travail de composition des enjeux urbains. Les prescriptions paysagères de la ZAC s’attachent donc à promouvoir les cœurs d’îlots en lien avec l’espace urbain.

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Le quartier Pleyel dans lequel le site RATP s’inscrit forme un territoire délimité par des axes historiques de la Plaine Saint-Denis qui, paradoxalement, créent une situation d’enclavement du quartier par rapport au reste de la commune. Son urbanisation hétérogène et son histoire ouvrière fortement influencées par les trente glorieuses mais aussi par les crises qui les ont suivies en font un témoin de l’Histoire de la Plaine et des mutations économiques et sociales à l’œuvre depuis 1945. Aujourd’hui, ce site est voulu comme une nouvelle centralité du Grand Paris ; c’est un territoire favorisant l’émergence d’une nouvelle économie, basée notamment sur la compacité urbaine, l’innovation environnementale et les technologies numériques. C’est dans cette dynamique générale que s’inscrit le projet urbain pour l’évolution du centre-bus Pleyel. Notre travail permet de mettre en lumière le potentiel réel d’évolution du site et ses capacités d’entrainement d’un développement plus général de l’ilot. Devenue une Plaine des sports ouverte à tous, la toiture du centre-bus permet de libérer le terrain de la rue du Landy et ainsi réaliser logements ou équipements. La grande taille des parcelles obtenues et l’espace généré par l’horizontalité de la Plaine des sports permet d’envisager à cet endroit des immeubles de grandes hauteurs, qui viendraient dialoguer avec la tour Pleyel. Ces nouveaux îlots sont caractérisés par la variété typologique des différents bâtiments, leurs nombreuses échelles et leurs programmes variés. Leur dimensionnement se prête parfaitement aux impératifs de densification et de compacité urbaine, qui font ici partie des enjeux majeurs de développement du quartier.

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La ville de Medellin s’étend sur les flancs d’un relief en cuvette, et le paysage de ses collines est marqué par l’auto-construction et la violence lié au trafic de stupéfiants. Le centre-ville, au fond du vallon, souffre d’un manque d’activités lié à l’implantation systématiques de quartiers mono-programmatiques qui animent ses jours mais laissent ses nuits à la merci du crime. Il y a quelques années, la municipalité s’est lancée à la reconquête de son centre avec de nombreuses opérations de logements. La volonté de redynamiser les quartiers par le biais d’une mixité programmatique nouvelle a donc naturellement porté ce concours de restructuration d’îlot. Notre projet propose tout d’abord de venir reconstituer l’îlot en densifiant ses masses bâties, en remembrant ses fronts urbains et en créant une percée piétonne qui ouvre l’îlot sur la ville et entre en dialogue avec les éléments urbains existants à proximité. Ce passage accueille des activités artisanales et vise à sédentariser les activités informelles qui font vivre le site pendant la journée. Un soin tout particulier est apporté au désenclavement de l’église existante par la création d’un nouveau parvis qui la positionne en véritable fait urbain. Le projet est un projet de sculpture de l’espace public et collectif, en le déclinant du public au plus privé à l’échelle de l’îlot : parvis public, cour collective, terrasses partagées, toitures-jardins communes. À l’échelle des habitations, la gradation jusqu’à la sphère privée est travaillée par une typologie innovante de logements. Cette dernière, basée sur des combinatoires d’un module préfabriqué et sur l’utilisation de cloisons amovibles, permet à chacun de recomposer son logement et de l’ouvrir sur les parties collectives à l’envie, au gré des moments de la journée, faisant de ces logements de véritables « lieux de vies ».

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Projet lauréat d’un concours international organisé par le Bronx Museum of the Arts, ce projet crée les conditions d’une mutation urbaine durable par l’infiltration, le long des cinq kilomètres du Grand Concourse, d’une transposition à l’échelle urbaine des qualités physiques et écologiques de Central Park. Le parc est en effet l’illustration d’une nature qui ne rime pas uniquement avec verdure mais qui se diffuse dans l’infrastructure globale de la ville ; c’est ce que nous mettons en œuvre le long de cette artère urbaine du Grand Concourse, où l’insertion d’une trame paysagère aux endroits de faiblesses de la trame urbaine existante génère un tissu hybride, solide, poétique et dynamique. Routes et voies de tramway occupent le niveau du sol en lien avec les programmes commerciaux des rez-de-chaussée. Libéré de ces infrastructures, le toit des immeubles peut alors accueillir un espace public pacifié, bienveillant pour le piéton et où se superposent dans des bâtiments à ossature légère différents programmes : bureaux, écoles, équipements publics, habitat. Dans cet ensemble, la nature urbaine se répand le long du Grand Concourse en s’infiltrant dans les failles, les lacunes, les interstices, les fissures et les résidus de sa trame urbaine ; elle créée une multitude de paysages poétiques : les falaises Art Déco, le canyon des immeubles, la mer de toits et les places comme des clairières. La ville est pensée comme un écosystème à part entière où l’état d’équilibre entre nature et ville créé de nombreuses opportunités de projet.

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Ce projet s’implante sur l’emprise des entrepôts de l’usine Precision Electrical Components, anciens terrains militaires qui font face au MAXXI, le nouveau musée d’Art contemporain de Rome. Nous avons dessiné ce quartier en négatif, en commençant non pas par les masses bâties mais plutôt par les espaces libres qui les engendrent. L’élément directeur du nouveau quartier de la Città della Scienza est une place centrale monumentale; le quartier est libéré de la circulation automobile par la déviation des flux sur les rues en périphérie du site. L’espace public créé est ainsi un espace mouvant, vivant, qui s’infiltre jusqu’à l’intérieur du quartier. La capacité d’une ville à s’auto-régénérer en son propre sein nous semble être la garantie d’un avenir métropolitain durable. Elle pose les bases de rapports renouvelés avec son histoire, ses habitants et le futur qu’ils dessinent ensemble. Conserver l’organisation en peigne des anciennes casernes nous semble ici porteur d’urbanité, en ce que le projet maintient une imbrication ténue entre éléments bâtis et espaces publics. La double trame de chaque caserne permet l’implantation de nouveaux logements comportant une réelle diversité volumétrique et typologique. L’occupation systématique des rez-de-chaussée par des activités ou commerces permet la stimulation urbaine de ce nouveau morceau de ville. La richesse sociale qui en découle forme le ciment du quartier et lui permet d’affirmer une identité forte dans le paysage contemporain de la capitale romaine.

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Cette opération de démolition-reconstruction de la résidence sociale des Hautes-Noues s’inscrit dans la dynamique de renouvellement actuellement à l’œuvre sur la commune de Villiers-sur-Marne. Pour prendre en compte la densification future du terrain, la nouvelle résidence s’implante en fond de parcelle, à l’arrière de la résidence existante. Des retours en peigne dessinent un rythme sur rue afin d’atténuer une brutalité qu’induirait une frontalité trop franche. Dans les espaces extérieurs, les espaces publics qui bordent le bâtiment ou les espaces intérieurs qui s’ouvrent les uns sur les autres, l’accent est mis sur la rencontre entre les habitants. La résidence sociale est en effet conçue à la fois autour de lieux de vie collective ouverts et de lieux plus intimes, profitant de l’intériorité des cours. Le projet intègre également un parti paysager clair et remarquable : la morphologie du bâti répond à la fois au projet urbain d’entrée de ville et permet la création de jardins intérieurs sur lesquels s’ouvrent les logements. Avec 2 400 m3 de structure bois pour seulement 45 tonnes d’acier, le projet représente à l’heure actuelle le plus gros chantier bois en France, avec une surface de plancher de 6 836 m2. Le choix d’une filière sèche comme la construction bois a permis une construction rapide qui a réduit drastiquement les délais de réalisation : beaucoup d’éléments ont été préfabriqués et sont arrivés « prêts à la pose » sur le chantier. L’association de techniques traditionnelles de construction (système poteaux-poutres) avec des savoir-faire innovants tels que l’alliance du bois, du métal et du béton participent à améliorer les performances du bâtiment.

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Le projet, situé en surplomb d’Annemasse en Haute-Savoie, vise à concilier une entité paysagère naturelle (le versant) avec un programme de logements collectifs, dans un esprit d’enrichissement mutuel. Le projet se compose donc de trois parallélépipèdes simples, longs de 50 mètres et placés parallèlement les uns par rapport aux autres. Appuyé sur les contraintes paysagères et sur la topographie particulièrement abrupte du site, le projet est implanté dans le sens de la pente, de façon à ménager la plus grande continuité paysagère et géographique possible. Disposés ainsi, leur impact visuel depuis la ville est en outre minime puisqu’on ne perçoit que la largeur de leur plus petit côté, qui s’inscrit d’ailleurs dans la continuité de ceux des maisons individuelles existantes. Inclinés parallèlement au terrain suivant une pente de 15%, leur rapport à la pente leur confère un aspect peu commun, une impression de déséquilibre avec lequel l’architecture s’amuse. Des appartements sont aménagés sur six niveaux différents. Ces grands appartements disposent des qualités domestiques d’une maison. Les bâtiments sont légèrement surélevés du niveau du sol et reposent sur une succession de pieux (et non de murs). Ils ont ainsi un impact très mesuré sur le terrain d’assise et viennent à cheval au-dessus des voies de circulation existantes, faisant ainsi l’économie d’infrastructures nouvelles. De légères passerelles en bois viennent de part et d’autre flanquer le bâtiment afin de permettre aux habitants de rejoindre leurs logements. L’enveloppe bois accentue le rapport à la pente en mettant en évidence l’angle aigu entre le sol et les verticales des tasseaux de mélèze. Elle participe également à l’impression globale de légèreté des bâtiments, qui semblent venir effleurer le sol sans en perturber l’équilibre.

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Projet mené en association avec Nadau Architecture.

Le projet du Mirail est un ensemble de 125 logements destinés à l’École de la Magistrature qui s’inscrit dans un tissu d’échoppes du centre de Bordeaux. Il propose une juste conciliation entre architecture contemporaine et insertion au sein d’un tissu ancien très caractérisé. La morphologie du projet évoque les formes vernaculaires des cloîtres, où plusieurs corps de bâtiments s’organisent autour de vides de différentes tailles. Cinq bâtiments s’articulent donc ici autour de cours qui créent les respirations nécessaires et aménagent des jardins, ponctuations végétales au parcours. Ces cours permettent de parcourir le projet tout en offrant à la grande majorité des logements des ambiances calmes et ombragées. L’évocation minérale, inspirée du tissu bordelais, est appuyée par l’utilisation en façade de panneaux de béton teintés dans la masse alors que les loggias parées de bois s’effacent dans le creux des façades Sud et Est. La toiture est couverte de tuiles canal, dont les rives et les chéneaux encastrés sont traités entièrement en zinc. Ainsi, depuis les alentours elles se fondent aux silhouettes des bâtiments limitrophes mais depuis les cours, elles deviennent plus discrètes et seule apparaît l’unité de l’opération. Le jeu de matériaux nobles, travaillés dans la masse, respecte et souligne ainsi l’histoire de ce quartier tout en assumant son identité tournée vers l’avenir.

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Ce projet forme la proue d’un îlot marquant l’entrée du projet Grand Central Saint-Lazare actuellement en construction. Ce contexte en fait un élément architectural pivot, à la croisée d’espaces publics et semi-publics où se croisent des populations variées : travailleurs, voyageurs, habitants de Paris… Sa destination, une pension de famille pour femmes battues, renforce le caractère atypique de l’opération en cet emplacement très visible. La création d’un commerce largement ouvert en rez-de-chaussée aide le projet à prendre sa place au sein du quartier et de l’espace urbain de la gare. Le bâtiment est traité simplement, aussi bien en volume qu’en matériaux. Il est conçu comme une sobre réinterprétation de l’architecture Haussmannienne et des logements HBM de la périphérie de Paris.Le socle et les logements sont traités de manière homogène, afin de ne pas complexifier la lecture du bâtiment. Les percements sont aussi généreux que possible et les fenêtres reprennent la disposition typique des ouvertures haussmanniennes – c’est-à-dire avec une allège proche du sol et s’ouvrant à la française en deux battants. Cette disposition apporte une certaine noblesse à l’immeuble, renforcée par l’utilisation d’un matériau contemporain, la brique enduite, qui s’approche de la teinte caractéristique des bâtiments parisiens en pierre de taille.

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La réalisation de ce projet de 90 logements collectifs et 26 maisons individuelles s’inscrit dans l’éco quartier ZAC du Sycomore, sur la commune de Bussy-Saint-Georges. Le Sycomore constitue un espace de transition entre la plaine de Jossigny et les quartiers existants de Bussy Saint-Georges. L’implantation bâtie des édifices est éparse, à l’image de leur localisation entre ces deux tissus urbains à la densité si distincte. Les maisons individuelles sont implantées le long des sentes vertes de la ZAC, au nord et à l’ouest de l’îlot. Cela permet de limiter l’impact des constructions aux abords des zones plantées et de créer une continuité verte entre les jardins privatifs et les venelles du projet. Les immeubles collectifs traitent quant à eux les fronts plus urbains de la rue Pavée et de l’avenue de l’Europe. Les logements collectifs sont le résultat d’une imbrication de volumes purs, blancs et représentent la gradation morphologique depuis l’échelle de la maison individuelle jusqu’à celle de l’immeuble collectif.Les maisons individuelles sont des volumes simples dont la disposition en quinconce, tout en retraits et saillies, fabrique une impression de complexité tout en générant des espaces extérieurs privatifs. Ainsi, malgré l’apparente complexité, l’ensemble de l’opération est traité dans une grande unité morphologique et esthétique.